Ce guide ne donne pas de prix : aucune source publique fiable ne publie de tarifs de location ou d’achat. Il vous aide à comparer les propositions que vous recevrez.
Le critère décisif : la durée du besoin
La location coûte peu au départ mais chaque mois compte ; l’achat coûte davantage d’un coup, puis presque plus rien hors entretien. Il existe donc une durée au-delà de laquelle les loyers cumulés dépassent le prix d’achat. Cette durée varie selon les offres : c’est pourquoi il faut demander les deux chiffrages à la même entreprise, ou à plusieurs.
Les quatre formules côte à côte
- Location simple : un loyer pendant la durée prévue, des frais de pose et de démontage, l’entretien parfois intégré (à vérifier). Vous ne devenez jamais propriétaire. Adaptée à un besoin de quelques semaines ou mois.
- Location avec option d’achat : des loyers, puis la possibilité de racheter l’appareil à un prix fixé d’avance. Elle est assimilée à un crédit par le code de la consommation (article L312-2), avec les protections qui vont avec. Utile quand la durée est incertaine.
- Achat neuf : un appareil choisi pour l’utilisateur et garanti par le fabricant. C’est la formule que visent les aides, à demander avant les travaux.
- Achat reconditionné : un appareil révisé, en général pour un escalier droit. Faites écrire son âge, les pièces remplacées et la garantie.
L’escalier change la donne
Un rail droit se recoupe et se réemploie d’une maison à l’autre : c’est ce qui rend la location possible. Un rail tournant est cintré pour un seul escalier ; une entreprise qui le loue doit en amortir la fabrication sur une seule installation. Pour un escalier tournant, attendez-vous plutôt à des offres d’achat ou de location avec option d’achat.
Faire le calcul
- Estimez la durée probable, avec une hypothèse basse et une haute.
- Location : additionnez les loyers sur chaque hypothèse, plus la pose, le démontage et la remise en état.
- Achat : prenez le prix TTC, retirez les aides auxquelles vous avez droit, ajoutez le contrat d’entretien après la garantie et, le cas échéant, une reprise de l’appareil en fin d’usage.
- Comparez les deux totaux sur chaque hypothèse : si la location reste moins chère même dans l’hypothèse haute, elle a du sens.
Les autres critères
- Le délai : un retour d’hospitalisation impose parfois une pose rapide. Faites écrire la date d’installation.
- La souplesse : prolongation possible, résiliation anticipée, option d’achat. Voir les clauses du contrat.
- Le logement : locataire, déménagement prévu, maison mise en vente : une solution démontable peut l’emporter.
Pour les situations temporaires, voir aussi convalescence, fin de vie, logement provisoire.